05 février 2008
Petit conte sur la reconnaissance de la LSQ par JiF
Voici un conte que j'ai composé en fin de semaine sur la reconnaissance de la LSQ...
PS: Ce n'Est qu'un conte imaginaire!
Bonne lecture!
JiF
Si...
Suite aux cris de protestation de la communauté sourde québécoise, le gouvernement accepta d'implanter une table de discussion sur la reconnaissance de la langue des signes en éducation. C'est l'OPHQ qui reçut la responsabilité d'administrer la Table en collaboration avec les différents milieux de la communauté sourde. Ecoles, associations, organismes et autres partenaires étaient présents pour débattre de la question. Les tenants de l'approche oraliste continuaient à vanter les mérites de l'implant cochléraire et de l'intégration scolaire. Tandis que les tenants de l'approche bilingue défendaient ardement l'importance que l'enfant sourd développe une langue première solide et accessible, c'est-à-dire gestuelle, pour lui permettre d'accéder à une langue seconde, orale. Les coups bas arrivèrent de partout mais les plus dangereux provenaient au sein même des défendeurs de l'approche bilingue. Héritant d'un passé difficile et fragile, les défendeurs de l'approche bilingue avaient leurs cicatrices et se blessaient mutuellement. Les tenants de l'approche oraliste en profitèrent pour porter l'assaut final.
Malgré tout, l'approche bilingue fût reconnue, mais peu de moyens concrets furent acceptés. Ainsi donc, on laissait encore le libre choix aux parents de décider du sort de l'éducation de leur enfant sourd. Comme 90% des parents d'enfants sourds sont entendants, les tenants de l'approche oraliste marquaient facilement des points. Les ORL , les audiologistes et les orthophonistes ayant peur de perdre leur emploi lancèrent une propagande à l'unisson répandant les bienfaits de l'implant et en vantant les avantages de l'intégration scolaire. Ainsi donc, malgré sa reconnaissance, l'approche bilingue ne connue presque pas de grande réussite. Les enfants sourds qui accédèrent à l'approche bilingue étaient généralement très faibles. D'abord, on avait tenté de les intégrer, puis voyant leur difficulté on les avait envoyé en oralisme mais comme ils ne réussissaient pas et ne cadraient nul part, on les redirigea vers les écoles gestuelles. Ces élèves, souvent âgés de 7 ans et plus, arrivèrent avec de gros retards de langage et leurs parents avaient beaucoup d'attentes face aux miracles du bilinguisme.
Les tenants de l'approche bilingue donnèrent corps et âme pour venir en aide à ces enfants perdus et réussirent à leur donner une vie plus normale. Bien entendu, rendu à l'âge du secondaire on ne pouvait plus cacher le fait que ces élèves n'auraient pas de diplôme et au lieu d'accuser les tenants de l'approche oraliste d'avoir gâché la vie d'un enfant sourd, on mettait cela sur le compte de l'approche bilingue. Ainsi donc, les tenants de l'approche bilingue multipliaient les échecs qui n'étaient pourtant pas de leur fait. Après une vingtaine d'années, le gouvernement décida de mettre fin à cette approche d'enseignement puisque le taux de réussite n'avait pas augmenté et que le taux de chômage chez les sourds gestuels n'avait pas changé. En 20 ans, la technologie de l'implant cochléaire avait connue un grand succès et tous durent reconnaître que la SEULE bonne approche était l'approche orale. Bien entendu, les associations de Sourds continuèrent de revendiquer leurs droits et crièrent à l'injustice, mais les décideurs entendants continuèrent volontairement de faire la sourde oreille. Ils investissèrent beaucoup dans le développement technologique des aides auditives. A cette époque, les autres nations avaient un grand respect pour les décisions de la nation québécoise et un génocide mondial s'abattit sur l'ensemble de la communauté sourde. Bientôt, tous les sourds gestuels disparurent et ils devinrent une légende.
Les nés-sourds devenaient "entendants" aussitôt diagnostiqués et on n'entendit plus parler des langues gestuelles. Plus de 2000 ans passèrent et les Sourds devinrent un mythe. Certains historiens et anthropologues firent même une annonce historique. Ils annoncèrent qu'ils avaient découvert le chaînon manquant. Ils dirent que c'était un singe semblable à l'homosapien actuel mais moins évolué et qui communiquait avec un langage manuel et non oral.
Ce qui arriva devait arriver. A ce moment-là, une civilisation extraterreste plus évoluée que la nôtre arriva sur la Terre. Ceux-cis communiquaient avec un langage que les humains ne comprenaient plus à cette époque. Les e.t. communiquaient en langue des signes et les humains les trouvèrent très primitifs. Insultés, les e.t. décidèrent de déclarer la guerre aux humains. Une guerre de 100 ans eu lieue dans l'espace. Plusieurs planètes et satellites furents détruits. Des millions de personnes, terriens et e.t. trouvèrent la mort. Finalement, moins évolués, les terriens perdirent la guerre et leur planète fût détruite. Les e.t. s'en allèrent vers d'autres planètes à la recherche d'un niveau de conscience plus élevé.
Si les conditions avaient été favorables pour l'implantation du bilinguisme, les Sourds auraient démontrer leur intelligence et l'importance de leur langue. L'approche oraliste n'aurait pas gagné autant de points et les Sourds auraient toujours existé. A l'arrivée des extra-terrestres, les Sourds auraient pu former un comité diplomatique avec eux et éviter de déclancher une guerre inutile. La Terre auraient sans doute profité de l'avancement technologique des e.t. et l'univers aurait évité de perdre des millions de vie.
Mais plus personne ne s'en souciait à ce moment-là, car personne ne se souvenait que les Sourds avaient jadis été des humains évolués au même titre que les entendants et la Terre était devenue une légende.
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bien
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